Alexandre, ancien assistant au foyer du Grain - 24 février 2012

« L’inattendu fauche les certitudes aussi simplement que la faux sur l’épi mûr. Il nous amène à croire en l’impossible ou à regarder notre part d’ombres. Ces derniers mois, j’ai été « fauché » à plusieurs reprises. Je n’avais pas imaginé pouvoir vivre des relations aussi fortes avec la personne accueillie. Passant de la joie à la peine profonde, d’un repas de fête au départ d’un ami. Des relations de vérité qui écorchent la peau la plus dure. Depuis quelques mois j’ai appris à vivre l’inattendu, à l’accepter. Accepter le petit geste salvateur au milieu d’une crise, la petite écharde dans la main tendue. Assistants et personnes accueillies se trouvent, se perdent et se retrouvent dans l’inattendu de leurs rencontres. Dans une vie de foyer, il faut apprendre à naviguer à vue parce que la vie n’est pas réglée sur le mouvement des marées. »

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